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dimanche 29 avril 2012

Carnet de Voyage : Thaïlande

Les photos de cet article sont celles de mon père, de ma soeur, et les miennes.
Pour d'autres photos, je vous encourage à aller visiter les blogs de deux français en Thaïlande, ma soeur et son copain, qui valent le coup d'oeil... Félix Baroux et Pauline Bohn.

Note : This article can be translated on demand, within a few days...

Si vous faites partie des quelques personnes qui ont lu le précédent article, alors vous savez que si j'écris la maintenant c'est que je suis de retour de la thaïlande et que je vais maintenant pouvoir vous raconter les détails d'un tel voyage, à l'origine de découvertes tant culturelles que gastronomiques. Ou alors vous avez simplement lu le titre de ce nouvel article.

Nous sommes arrivés à Bangkok sous la saison la plus chaude de l'année, et dès la sortie de l'aéroport nous avons senti un poids nous alourdir les épaules, comme si la chaleur était un corps palpable omniprésent, par moment étouffant, paralysant, a nous en couper l'appétit. Cependant a l'exception de quelques plats trop épicés qui n'auraient pu que nous réchauffer d'avantage, les plats thaïlandais qui s'offraient à nos yeux les captaient si bien que nous ne pouvions y échapper, encore moins les refuser.

Nous apprenons que les cinqs saveurs clés sont ici le sucré, le salé, l'acide, l'amer et le piquant. Le secret de tout bon plat thailandais réside dans la balance de ces saveurs à travers la proportion des ingrédients.
Le salé, exhausteur de goût, ne se présente pas sous la forme de notre sel de table, bien qu'on le retrouve assez facilement a nos tables dans les restaurants, mais dans l'ajout de diverses sauces salées telles que les incontournables nam pla (sauce  réalisée à partir de poisson fermenté), et kapee (ou kapi, pâte de crevettes salées et séchées puis fermentées). On utilise aussi dans une moindre mesure la sauce d'huître thailandaise (très proche de son homologue chinoise), la sauce soja, ou encore le poisson séché.
Le sucré est lui très présent au sein de la cuisine thailandaise, pour exhaler les arômes des herbes et épices, sous forme de sucre de palme, de sucre de coco, de sauce soja sucrée, de miel, ...
L'acide est dans le jus de citron vert (le citron jaune étant absent de la cuisine thailandaise), le jus de tamarin, ou les différentes sortes de vinaigre. Les deux premiers pouvant aussi attendrir les viandes et poissons. L'amer est dans les herbes et quelques légumes verts qui constituent souvent un des ingrédients principaux.
Enfin le piquant, que l'on redoute tant, se retrouve au travers des piments, frais, séchés, en pâte ou en sauce, mais aussi le gingembre, l'oignon, l'ail.

Alors pour ne pas se laisser surprendre trop brutalement dès la première bouchée, nous apprenons à demander  des plats "mai pet" ("pas épicé"), puis assez vite "mai mai mai mai pet" car il semble que nous n'ayons pas les mêmes standards que nos compagnons locaux, dont la très forte tolérance s'acquiert par l'habitude. Ce fut une évidence à partir du premier plat dégusté sur le marché de Chatuchak a Bangkok, qui malgré le sourir rassurant de la dame au chapeau de paille de l'autre côté de la roulotte, nous a tôt fait courir vers un marchant de glace à la noix de coco, apaisant nos palais enflammés par sa douceur naturelle, servie dans sa coque.

Voici ci après un récit chronologique de nos péribles, des charmants restaurants aux temples luxueux, en passant par les taxis féroces de la ville aux 12 millions d'habitants. (Non parce que ça n'avais pas encore commencé...)

Jour 1

Le premier soir, après une après-midi de récup' autour d'une bouteille d'eau fraîche et d'un ventilateur à très grande vitesse, nous prenons la direction d'un restaurant typique thailandais menés par ma soeur, qui depuis six mois récoltait les bonnes adresses.
Mais c'était sans compter sur les célébrations du Nouvel ans qui s'étalent sur 3 jours à partir du 13 avril et se traduisent par un calme inhabituel dans les rues de la ville.
Les petits vendeurs, tout comme les restaurateurs, rentrent alors chez eux pour retrouver leur famille dans les quatres coins du pays, laissant les restaurants abandonnés.
Nous nous sommes donc tournés vers un vietnamien plein de charme, au décor féminin et à la carte alléchante.
Ce fut notre premier contact avec la nourriture orientale, un bon contact, un de ceux que l'on oubliera pas.
Comme nous le voyons plus tard au cours du séjour, le sourire des hôtes est souvent contagieux - il nous surprend agréablement avant même le premier geste salutaire des mains jointes sous le menton.

Spring roll crevettes et herbes
Spring rolls crudités
Spring rolls porc et herbes

Crabe frit
Crabe frit

Soupe de nouilles vietnamienne avec différentes sortes de viande

Restaurant Madame T
28/46 Sukhumvit House Sukhumvit Rd.
Soi 23 (Prasanmit)
Klongtoei-Nue,Wattana, Bangkok

Site internet : madametrestaurant.com (sur tripadvisor ici)

Jour 2


Le lendemain, direction le BTS, ligne de train aérien qui nous emmène près de la maison Jim Thompson.
La visite prend moins d'une heure et se déroule au sein d'une merveille d'architecture, d'un jardin calme et serein, ponctué par les rires enfantins des thailandais.
Le restaurant de cette "maison de la soie" nous attend enfin, plein de nouvelles saveurs à nous faire frémir les papilles.

Pad Thai (nouilles avec crevettes, légumes et oeufs frits)

Pad See Iew Gai (nouilles de riz plates avec sauce soja, poulet et légumes)

Glace à la noix de coco

Demi-poulet grillé, salade de papaye verte, sauce épicée

mangue et riz collant à la noix de coco
Jim Thompson House & Museum
6 Soi Kasemsan 2, Rama 1 Road,
Bangkok
Site internet : jimthompson.com

On remarque alors qu'en Thailande, on mange avec une fourchette et une cuillère à soupe, les baguettes sont un mythe, réservées uniquement pour les plats de nouilles chinoises. L'absence du couteau s'explique d'une certaine façon par l'influence de bouddhisme dans la culture Thailandaise : la viande ne doit pas être consommée en grosses portions parce que le bouddhisme s'oppose au mal traitement des animaux. Elle est donc toujours servie en petite quantité, emincée ou coupée en petits morceaux, de telle sorte qu'il n'est pas utile de disposer d'un couteau.

L'après midi défile d'abord dans un autre monde, à mille lieux des rues surpeuplées et gourmandes de Bangkok. Nous nous trouvons au plus grand centre commercial que j'ai jamais vu, dans lequel se concentrent toutes les plus luxueuses marques : de Chanel à Prada, en passant par Jimmy Choo ou Hermès, pour ne citer qu'une infime partie des étages textiles. Les prix restant les mêmes qu'en France, aussi inabordables, j'ai préféré filer tout droit vers la gigantesque librairie, et surtout vers le rayon cuisine et pâtisserie qui m'occupa bien pendant 1h30. (il était clair que je n'avais pas assez de temps pour tout feuilleter, tout regarder, alors il fallait aller droit au but).
J'ai repérer le "Thai Street Food" de David Thompson (rien à voir avec la maison du même nom) que j'ai beaucoup aimé tant pour les photos criantes de vérité présentant les vendeurs des rues avec leur sourire irréprochable, leur bols de riz et de légumes épicés ou leurs stands de fruits multicolores, que pour les très belles recettes qu'y s'y retrouvent.

Pour le dernier tour de la journée nous prenons le taxi vers Chinatown afin de déambuler dans ses rues surchargées, entre les stands alignés à l'infinis et les odeurs de poissons séchés, de chips de crevettes ou de canards laqués un peu déconcertantes au début.



Le soir enfin, la superbe vue du haut de la Baiyoke Tower s'offre à nos yeux grands ouverts et nos bouches B.
Mais pour s'y rendre, il avait encore fallu passer l'épreuve terrible du tuk tuk à cinq, normalement réservé à deux forts compagnons (ou trois menus), naviguant entre les voitures à une vitesse peut-être deux fois supérieure à celle que l'on déchiffrait sur les quelques panneaux routiers sifflant à toute allure derrière nous.
Zigzaguant entre les taxis et les mobylettes, on se demandait bien à quoi servaient les feux rouges puisque personne ne semblait les remarquer, pas plus que les feux verts d'ailleurs.
Puis nous décollions finalement nos mains de l'unique poignée du véhicule pour dire adieu au chauffeur, à jamais on l'espère, et aller grimper les 84 étages de la tour en ascenseur.
Nous accédions alors à un vaste buffet de cuisine européenne et thaie, mais surtout à une terrasse quasi privative surplombant la ville, nous laissant redécouvrir les multiples lignes lumineuses tracées par les phares de voitures et les lampes piétonnes.

vue de la Bayoke Tower

Baiyoke Tower,
222 Soi Ratchaprarop 3,
Rathaprarop Road,
Ratchathewi, Bangkok
Site internet : bangkok balcony restaurant

Jour 3


Le lendemain, nous nous plongeons à nouveau dans les rues de la ville qui n'a pas dormi, nous nous engouffrons dans le marché de Chatuchak où la bataille de l'eau fait rage. Il s'agit là d'une autre tradition du Nouvel An pour laquelle les gamins comme leurs aînés s'arrosent à coup de pistolets à eau, l'eau étant un élément important du festival puisqu'il symbolise le renouveau et la purification - il est fréquent de voir des statues de bouddha baignées d'eau.
Seuls les moines et les policiers sont épargnés, mais les passants et parmi eux les touristes subissent le même traitement impitoyable : nos expressions au début perplexes traduisent peu à peu la gratitude d'un rafraîchissement inattendu.
On explore donc le marché de Chatuchak qui se révèle immense, c'est tout simplement l'un des plus grands marchés de produits divers d'Asie. On y trouve entre autres des antiquités, de la porcelaine, des vêtements, les livres d'occasion, ... Les stands et les boutiques de toutes sortes s'enchaînent les unes à la suite des autres et forment un grand labyrinthe dans lequel on pourrait se perdre plusieurs heures, chaque coin de rue dévoilant de nouvelles bizarreries. Le quartier des animaux est un bon exemple, les bestiaux y sont enfermés dans des cages à la vue des visiteurs et acheteurs potentiels qui peuvent ensuite se diriger vers la boutique de vêtements personnalisés pour chiens/chats qui se trouve contre toute attente juste à côté.

Il y a aussi de nombreux autre marchés à Bangkok, dont le très célèbre marché flottant, le marché aux fleurs,  ou dans d'autre villes du pays comme le night bazaar à Chiang Mai, un marché de nuit qui, si vous n'avez pas peur des moustiques, vous permettra de trouver pas mal de souvenirs dont les prix se négocient systématiquement dans la bonne humeur à coups de calculettes, comme dans tous les marchés d'ici d'ailleurs.

L'après midi, direction les temples et donc le bateau sur le fleuve Chao Praya pour une courte traversée qui nous mène à une modeste maison sur pilotis avant les temples.
Nous nous perdons parmi la foule, puis nous perdons 20mn à nous retrouver, mais il nous reste de cette visite surtout le souvenir du sensationnel bouddha le plus grand du monde, paisiblement allongé et impassible face aux centaines de "clics" photos dont les nôtres, mais impossible d'avoir l'oeuvre en entier sur un même cadrage tant elle est imposante, et puis le métal aux reflets solaires ne nous aide pas vraiment, il éblouit.

Beaucoup de "street food", même dans les temples



on dirait pas comme ça, mes ces marches sont vraiment très hautes

Petites crêpes croustillantes de noix de coco fourrées
Un autre temple finalement nous propose une ascension à plusieurs dizaines de mètres de hauteur pour admirer une vue sans pareil de la ville en journée, mais que je ne verrai pas, réduite à admirer le décor de l'édifice en mozaïque après avoir tenté d'en monter les premières marches et senti mon affreux vertige me barrer la route.

Le soir venu, le petit restaurant Kitchen and More than I can say nous propose une carte de plats européens ou thaï, délicieux mais qui se font attendre, les uns arrivant plusieurs longues minutes après les autres.
Ceci se remarque à plusieurs reprises au cours de notre séjour, la tradition thai étant plutôt de mettre en commun les plats et de les partager entre les convives que d'en commander un à chacun, comme dans le Kantoke (kan signifiant bol) où les invités s'assoient autour d'une table basse circulaire à même le sol et se servent dans tous les plats proposés pour accommoder leur bol de riz.

Kitchen and More than I can say
12 Soi Phaholyothin 6 Samsen Nai Phaya Thai
Bangkok

Jour 4

Nous revenons maintenant à notre point de départ, l'aéroport, pour s'envoler à Chiang Mai.
C'est ici que nous rencontrons un adorable taxi driver qui nous emmènera partout découvrir les monuments et l'artisanat de la région dans sa voiturette rouge. Il révélé touchant et gâteux, le genre de type que l'on ne croisera jamais en France.
Il nous attendait plusieurs heures pendant nos visites, et nous le retrouvions toujours là où nous l'avions laissé, avec son admirable sourire et parfois quelques canettes de soda qu'il avait pris la peine de nous acheter, ou bien le dernier jours des amulettes porte bonheur qu'il avait choisi avec attention pour chacun de nous. En plus il avait un tarif imbattable.

Le premier soir on a triché. Pizza e vino n'est absolument pas thai, mais ce petit restaurant d'une dizaine de tables nous a tellement plu que nous y sommes retourner avant de quitter la ville.
L'hôte est une éblouissante italienne spontanée, d'une simplicité chaleureuse et aux assiettes parfaites. Laissez moi vous en dire quelques mots.
Il y a les salades, les pâtes, la panna cotta ou le tiramisù tous fait maison et que je devine absolument délicieux, mais ce sont les pizzas qui m'ont séduites à la lecture de la carte, d'une part parce que ma soeur nous en avait parlé à nous en faire saliver, et d'autre part parce que ce sont des compositions personnalisées.
On choisit la taille, 10 ou 18 pouces, soit 25 ou 45cm de diamètre, puis les garnitures parmi les ingrédients proposés. Quelques propositions de pizzas gourmet, les 18 pouces, sont tout aussi alléchantes, mais alors mieux vaut être un bon mangeur, ou accompagné.
Au bout de quelques minutes assez courtes, nous voyons arriver les merveilles que nous dévorons avec ardeur, les découvrant d'abord croustillantes, sur les bords, puis fines et fondantes, en allant vers le coeur.
Un des clients nous a abordé en nous expliquant qu'ici ce sont les meilleures de toute la ville, mais nous le soupçonnions déjà.

la personnalisée, ici brocoli, poulet, crevettes

la gourmet jambon roquette fromage, 18 pouces

Pizza e Vino,
27 Kotchasarn road,
Chiang Mai

Jour 5

Après notre première nuit à l'hôtel The Rim, un petit coin calme et très charmant où nous fûmes accueillis avec boisson rafraîchissante et serviette humide, puis où nous avons profité de la petite piscine en fin d'après-midi, nous retrouvons notre chauffeur qui nous fait grimper dans la montagne pour atteindre Doi Suthep, où se trouve un temple dont l'accès se mérite à vue d'oeil par un millier de marches, mais peut-être réellement quelques centaines, encadrées par deux dragons aux corps longilignes décorés en mosaïque.


Après la redescende, nous avons faim et chaud, nous entrons au hazard (c'est-à-dire en suivant le vrombissement des ventilateurs) dans un restaurant nommé The Riverside, situé au bord de la rivière (pour les non anglophones).

De retour à notre découverte de Chiang Mai (prononcé "Chiangue Maille"), nous entrons maintenant dans un salon de thé splendide, Regina, un petit coin de paix et de tranquillité en plein milieu de la ville, au bord de l'eau toujours, aux tables faites de plateau en bois vieux et érodé posé sur de vielles machines Singer, avec des bancs assortis et quelques chatons qui feraient fondre n'importe quel boxer.




Un petit tour pour soutenir l'économie locale l'après midi, quelques boutiques tout en couleurs, puis le soleil se couche dès les dix-huit coups de cloche, et nous rentrons pour aller nous préparer à dîner  chez Antic House.

Antic House
voir photos sur tripadvisor
71 Th Charoen Prathet,
Night Bazaar Area,
Chiang Mai

Jour 6

Le jour d'après, il faut se lever tôt parce que nous partons à la rencontre des éléphants. Outre une balade d'une heure dans la forêt sur le dos de ces géants avides de bananes, guidés par des thaïlandais qui parlent couramment l'éléphant, une langue faite de grognements, de gémissements, et autres sons surprenants à première écoute, nous parcourons la nature sous un soleil féroce, eau fraîche à la main, paille à la bouche, à la recherche de la cascade promise. Mes parents commencent à douter de son existence lorsqu'un son torrentiel se fait entendre au loin. Puis la vue se joint à l'ouïe et nous sautons presque à pieds joints dans l'eau si ce n'est les quelques rochers qui nous retiennent. Nous finissons tout de même par nous baigner, soupirs et yeux fermés, sous les yeux de quelques moines bouddhistes venus se joindre à nous dans leur habit orange flamboyant.



A ce stade, s'il n'a pas sa banane dans la minute, il nous fait le coup du sèche-cheveux



Le soir venu, nous demandons conseil à l'une de des hôtesses pour le choix du restaurant. Elle nous indique le Whole Earth et les yeux fermés nous la suivons. Cet endroit plus chic que ce que nous avions auparavant essayé nous ravie :


Photos du restaurant sur un article de Eric Isaac : ici

Whole Earth,
88 Th Si Donchai,
Chiang Mai

Jour 7

Puis vient la matinée au village des ombrelles : Bo Sang, où on découvre un artisanat minutieux, de qualité. Tout est fait main sous nos yeux admiratifs, des peintres formés sur le tas décorent devant nous les ombrelles fines et joyeuses, parfois quelques éventails aussi, que nous ramenons tant bien que mal dans l'avion.

Quand je disais que c'était minutieux...

Le midi, nous retournons à l'hôtel pour goûter au moins une fois les plats que l'on espère à la hauteur des chambres.
Et ils le sont. Nous prenons des plats européens, le mien reste parmi mes préférés du séjour : un filet de bar accompagné de purée maison avec morceaux, fondante à souhait, bok choy sauté et sauce crémeuse parfumée à je ne sais plus trop quoi.


Dernière visite avant de repartir, celle de la bijouterie Gems Gallery  qui commence par une démonstration des joalliers en plein travail, guidés par une jeune femme qui ne nous quittera plus. Nous assistons ici plutôt à une mise en scène pour les touristes que nous sommes que du réel artisanat de bijouterie, mais de toute façon le plus intéressant ici c'est la "boutique" si on peut appeler ainsi la vaste salle rectangulaire dans laquelle nous entrons ensuite. Devant nous s'étalent rangées sur rangées de bijoux, que nous parcourons lentement la tête penchée sur les présentoirs, notre guide jamais très loin. Les pièces sont de toutes sortes, diamants, émeraudes, rubis, saphirs, etc... à des prix bien plus abordables qu'en France.

Gems Gallery,
80/1 Moo ChiangMai Sankampaeng Road,
Chiang Mai

Jour 8

Puis de nouveau l'avion, cette fois pour aller à Phucket où nous faisons escale juste le temps d'aller à un fabuleux restaurant thaï-français au décor chaleureux, tons chauds et meubles anciens. Pour la première fois de ma vie je goûte du crocodile : certain l'on trouvé fade, moi pas du tout, j'ai adoré. La chair est assez ferme, dense, peut-être comparable à celle du poulet avec un goût plus fin et peu marqué.

Crocodile
Osso Bucco
Poisson entier
Filet d'agneau émincé
Dibuk Restaurant,
69 Dibuk Road, Talad Nuea,
Phuket Town

Il n'est pas inhabituel dans les restaurants de trouver sur nos assiettes des carottes taillées en fleurs subtiles et raffinées, ou bien des concombres, des piments et bien d'autres légumes qui deviennent objets d'attraction, comme ceux que vous pouvez voir sur nos assiettes juste ci-dessus.
 Cette tradition date de l'époque de la cours du grand Palace à Bangkok. A l'époque, la polygamie était chose courante : de nombreuses femmes vivaient dans le palace.
C'était un destin que tout père souhaitait à sa fille car elle recevait alors une éducation hors du commun qui l'éloignait quelques peu du monde extérieur mais qui lui assurait un avenir tranquille.
En particulier, ces femmes devaient savoir préparer la nourriture de façon à ce qu'elle soit aussi agréable en bouche et dans l'assiette. Elles apprenaient l'art de la sculpture de fruits et légumes, aujourd'hui enseignée aux touristes lors de mini-stages d'une journée, de la même façon que l'on prend des cours de cuisine. Vous pouvez transformer de gros melons ou de petits piments en fleurs, des potirons ou des racines de gingembre en formes abstraites et élaborées, ou encore en oiseaux minutieux.
Le palace est désormais fermé au public, il s'est dégradé, mais la tradition s'est néanmoins répandue dans tout le pays jusqu'à faire partie intégrante de la culture locale. Certaines confiseries aussi, inventées à cette époque, sont devenues marqueurs de l'art très thaïlandais des choses soignées et méticuleuses : les foi thong, de fins filaments dorés faits à partir de jaune d’oeufs et de sucre malaxés ou bien les très étonnants look choop (voir ici aussi), ces miniatures sucrées de fruits et de légumes aux couleurs vives, répliques parfaites des originaux qui sont réalisées à partir de pâte de haricot et de lait de coco.

Jours 9 à 13

Nous traversons la mer pour arriver sur une île paradisiaque digne des plus belles cartes postales : Koh Phi Phi (prononcé "Ko Pi Pi"). On arrive dans notre hôtel situé en marge de toute la foule touristique de Ton Sai Bay, notre lieu de débarquement, une fournaise bondée.
Le ton est donné : cocotiers, bananiers, eau turquoise, sable blanc, et pour les nuits des bungalows type chaumière en bois foncé, entouré de fleurs de toutes formes. Puis surtout les délicieux cocktails que j'essaierai de reproduire chez moi, à base de noix de coco (sans doute le lait de coco), de jus d'ananas, et de sirop qui nous sont servis dès que nos fesses trouvent un socle solide sur quoi se poser, ici des chaises en bois tressé - sans oublier les fameuses serviettes humides au doux parfum de citronnelle dans lesquelles nous enfouissons nos visages.

Cerise sur le gâteau, on nous propose de troquer nos deux petits bungalows pour une villa immense de deux étages avec piscine privée, service voiturette, vue sur la piscine et les cocotiers, et derrière comme si ça ne suffisait pas, la mer.






Je ne voudrais pas vous ennuyer, alors je dirais simplement que ces quatres derniers jours furent appréciés pour le repos et le bien être qu'ils ont apporté, ceci surtout grâce à la qualité de notre hôtel, que nous n'aurions jamais pu nous offrir en France.
L'île même offre quelques activités qu'il vaut mieux réserver avec les villageois habitants derrière l'hôtel avant d'opter pour les excursions de l'hôtel qui se révèlent être beaucoup trop chères. Profitez des plongées, salons de massage, points de vue intéressants pour photographes si vous aimez marcher, et n'oubliez pas un jeu de carte pour le soir.



Plus sur la Thaïlande et sa gastronomie :
- Découvrez les blogs de carnet de voyage de ma soeur et de son copain qui résident dans le pays pour un an, photos incroyables à regarder...
Pauline Bohn - Félix Baroux.

- un reportage photo sur Bangkok du blog La cuisine de Bernard avec quelques recettes, ici.

- quelques livres de cuisine sur la thaïlande :
The Principles of Thai Cookery, de Chef McDang (anglais), article a propos du livre ici
Thai Street Food, David Thompson (en anglais), article à propos du livre ici
Cracking the Coconut, de Su-Mei Yu (en anglais)
Bangkok Street Food, de Tom Vandenberghe, Eva Verplaetse, Els Goethals, Luk Thys
Thai Food and Cooking, de Judy Bastira, Becky Johnson (anglais)

- sites de recettes thaïes :
Toutes les recettes des blogs autour du monde (via Foodgawker) (anglais)
Thai Table (anglais)
Superbe blog She Simmers, (lien vers l'index des recettes) (anglais)

Partez maintenant (ou demain, le temps de faire la valise) : sejour last minute

6 commentaires:

Pauline Faure a dit…

Ton article est extrêmement intéressant!Tu nous fait tellement voyager avec ton récit que je m'imaginais attablée avec vous au restaurant ou bien encore à grimper (escalader!) les marches pour monter au temple.

J'aime beaucoup cette habitude qu'ont les Thaïlandais de ne pas utiliser de couteau pour manger la viande. Ça démontre vraiment un grand respect de l'animal. Ils doivent nous prendre pour des barbares avec nos pavés de boeuf de 300g servis en brasserie et qui nécessitent un couteau bien tranchant pour pouvoir espérer les manger!

Les spring roll du début m'ont fait saliver, tout comme les pizzas. Ces dernières font effectivement très atypiques dans ce pays, mais elles ont l'air absolument délicieuses!

J'imagine que ce voyage t'aura donné pas mal d'idées pour de futures recettes ;)

Po a dit…

Salut ma poulette, ravie que le séjour t'ai plu et si tu ne bossais pas cet été tu pourrais toujours envisager de revenir ... Je suis bluffée par ton article, même en vivant en Thaïlande, il me fait rêver ... Merci pour les liens sur les blogs et regarde tes mails je t'envoie une correction de ton article pour quelques fautes d'orthographe et des petits détails sur le pays. Gros bisous, je t'aime !

W-Girl a dit…

Venant de quelqu'un qui écrit si bien, ça me touche ! merci

steve a dit…

Coucou Mathilde !
Ah la la ! tes photos m'ont donné trop faim. J'ai trop envie de retourner en Thaïlande rien que pour la nourriture ^^

Anonyme a dit…

même en ayant fait ce voyage, j'ai appris des choses grâce à ton blog et fais des découvertes. c'est super bien écrit et illustré; t'es trop forte! je suis fière de toi ma fille adorée.
ce sont des beaux souvenirs pour nous mais aussi des émotions à partager avec ceux qui ont envie de découvrir ce magnifique pays et ce peuple si attachant.
encore toutes mes félicitations pour ton blog. Maman

audrey a dit…

superbe

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