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dimanche 1 janvier 2012

Réflexions

Croatie - la mer, le monde d'à côté
Quoi, 2012, déjà ? C'est une chose banale à dire mais tellement juste : le temps passe si vite !
 Et puis c'est curieux la façon dont on évolue. 
 Vous, les parents, vous passez la soirée autour d'une table d'amis, à goûter des petits plats maison concoctés avec soins par l'hôtesse du soir. Peut-être des grenadins de veau accompagnés de purée de panais, peut-être des coquilles Saint-Jacques gratinés au four avec quelques petits champignons, peut-être une bûche glacée achetée il y a à peine quelques heures chez votre bon pâtissier, ou bien peut-être encore un macaron croqué entre deux gorgées de café. 
 Sans oublier le champagne dans sa flûte légendaire. 
 Nous les jeunes, le champagne, on est plutôt du genre à s'en arroser. Oh, c'est vrai on est autour d'une table aussi, mais ce sont des pizzas qui traînent dessus, avec quelques M&M's et une poignée de Curly, on mange dans le désordre, on s'en fou on est surtout là pour la compagnie. 
Sans doute d'ici deux décennies, peut-être même avant, on sera comme vous, on se souviendra de ces jours-ci avec un air amusé et puis on aura bien vite oublié les Curly pour les bouchées Picard. 
 Ou peut-être qu'on se souviendra de rien, si déjà on a la tête embuée ce matin, et que la fatigue est toujours si présente cet après-midi.
 Le temps passe si vite.
 J'ai soif de connaissances et de découvertes. Je voudrais comprendre comment tout fonctionne, la politique et les cellules de nos corps, la chimie d'une émulsion ou la construction d'un pont. Et voyager aussi, voir un peu autour, un peu plus loin, un peu ailleurs.
 On voit trop petits, on voit trop peu, on se trouve devant un océan de choses à explorer et d'expériences à vivre pourtant on est paralysés.
 Face à l'immensité des possibilités, on est perdu, on a peur de se noyer, de se tromper. Et puis de toute façon par où commencer ?
 Apprendre à créer un site web, apprendre à coudre, danser, chanter, cuisiner. Rêver, s'engager, se décider. On est si libres et pourtant si prisonniers. Parce qu'on nous a pas fourni la boussole, faut la fabriquer nous-même.
 Peut-être que je parle juste pour moi ou peut-être que vous vous reconnaissez, j'en sais fichtre rien (mais permettez-moi de continuer un peu).


 Il est d'usage parait-il de donner nos souhaits pour la nouvelle année, alors voyons : 
 Je souhaite faire ce dont j'ai envie, ne pas être découragée et ne pas rester dans ma bulle de confort trop hermétique. Je souhaite explorer le monde, m'enrichir d'expériences et toujours être consciente du moment présent. Profiter en somme.


 Et surtout ne jamais oublier la chance que j'ai. Des envies, des désirs, et si passionnée parfois : surtout que je ne perde jamais cette entrain, cette faim. 
 Combien suis-je chanceuse déjà d'être là, à écrire ce que je veux, que ce soit brillant ou non, et puis de pouvoir cuisiner ce qui me plait, de pouvoir aller à l'école, de pouvoir acheter des livres et m'enrichir de tout cela. De pouvoir me tromper, de pouvoir espérer, de ne pas être seule... je pourrais continuer si longtemps encore ! 
 Alors, en un sens je me sens coupable d'être mal parfois, d'oublier de profiter, de me perdre dans cette brume qui assombrit tout et cache tout le positif parce que je ne sais pas si j'en ai le droit moi qui ai tant. 


 Et je suis peut-être bien hypocrite là tout de suite parce que c'est facile pour moi d'écrire ceci sans rien faire pour aider les autres, parce que c'est facile d'être assise à cette table en bois et de parler à mon écran, à réfléchir, à réaliser les choses si simplement. 
 Tout comme il est facile de signer un chèque pour médecins sans frontières et d'avoir bonne conscience. Ça revient bêtement à se reposer sur ceux qui se sacrifient pour aider les autres. Mais une fois que j'ai dis ça, je fais quoi ? 
 J'ai pas de courage, moi, de sacrifier ma vie, j'préfère essayer de profiter de ma vie, à cuisiner, à peindre, à écrire, à lire, à m'enrichir plutôt que de lutter contre la malchance des autres. Comment ils font tous ces gens qui changent le monde ? Moi j'veux bien faire des discours, mais ça avance rien, n'est-ce pas ? Alors est-ce que je dois me sentir coupable de rien faire ? 
 Prendre conscience, c'est tout ce que je fais, je me demande si c'est assez.


 J'aimerais être Gandi ou Camus ou je ne sais qui, faire des écrits grandioses, faire bouger les choses à grande échelle. Pour que les générations futures se souviennent de mon nom au jeu du petit bac.
 Plus sérieusement, est-ce pour ma conscience ou pour le bien des autres ? C'est quoi, mes motivations là ?


 Et ainsi, la terre poursuit son cycle autour de la lumière. Elle vient seulement de finir le tour entamé l'année dernière. Et déjà dans 364 jours elle en aura fait un de plus. Elle est bien éclairée, or que voyons-nous vraiment ? Bah oui : le monde, lui, ne tourne pas rond. Ça se saurait.

2 commentaires:

mete a dit…

tu sais quoi?? 366 jours en 2012

Pauline Faure a dit…

C'est très beau, ce que tu dis. Et très vrai.

Et je trouve ta phrase tellement bien tournée et pleine de sens : "Parce qu'on nous a pas fourni la boussole, faut la fabriquer nous-même."

Je te souhaite une très belle année et que tu puisses t'adonner à tout ce dont tu as envie et continuer de nous enchanter avec tes recettes.

Gros bisous à toi.

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